Stage pilotage drift du 12 avril 2010 à Lohéac avec Jean-Pierre Jaussaud

Stage de pilotage glisse et drift à Lohéac avec Jean-Pierre Jaussaud. Un moment de pur bonheur…

Notre stage de pilotage glisse et drift du 2 avril 2010 a été marqué par un folklore particulier. Particulier car nous comptions parmi nos participants la présence du pilote Jean-Pierre Jaussaud. Pour mémoire, ce grand Monsieur a couru sur circuit en F2, en F3 et ne compte pas moins de 5 participations au 24 heures du Mans dont deux victoires et deux 3e place. Mais les mots les plus forts pour caractériser Jean-Pierre Jaussaud sont la bonté d’âme, la gentillesse, le dynamisme et une inaltérable passion à l’égard du sport automobile. Nous avons été très heureux de l’accueillir.

Par-delà l’homme dextre au volant, il s’avère être tout aussi habile avec une plume. En veulent pour preuve ces mots qu’il a eu la délicatesse de nous destiner :

« Sur une très aimable invitation de Yann Le Jossec, je me suis retrouvé à Lohéac pour une journée de glisse (du Drift) avec mon fils Eric.

Le stage débute par un café et très rapidement nous passons à un briefing, absolument nécessaire, à plus forte raison pour quelqu’un comme moi qui s’est efforcé pendant toute sa carrière de glisser le moins possible afin de privilégier le chrono et l’efficacité: à part quelques voitures d’exception  qui savent être rapides tout en glissant beaucoup, les autres nous obligent à rester sur une trajectoire des plus pures, sans dérive avant ou arrière, l’idéal étant de pouvoir faire un virage en ayant les branches du volant au centre et les mains à 9h15 et en exploitant au mieux les qualités d’adhérence des pneus, la puissance moteur,la qualité du chassis et de la suspension.

Le briefing est mené de main de maître par Yann, avec  beaucoup d’humour, captivant ainsi son auditoire qui, petit à petit, arrive à comprendre les gestes qu’il y aura à faire pour emmener nos différentes voitures en superbes dérives arrière. Enfin…. en pensée…..  car en action, on va vite découvrir qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

Huit voitures sont mises à notre disposition et nous allons passer notre journée à piloter, à essayer de mettre la voiture en glisse afin de pouvoir gérer cette glisse dans un deuxième temps avec le volant et l’accélérateur. Au début, la plupart d’entre nous est plutôt hésitante, on ne se présente pas assez vite afin de transférer les charges sur le train avant sous l’effet du frein et la tendance est alors de vouloir accélérer pour faire partir la voiture. L’ennui est que la gestion de l’accélérateur n’est pas parfaite et passe rapidement par une accél trop forte qui vous emmène immédiatement en tête à queue. Et la chose est d’autant plus facile à faire que Yann nous fait changer de voitures en permanence ce qui complique les choses, à priori, mais qui, petit à petit, devient très utile pour comprendre combien il est nécessaire de gérer cette pédale d’accélérateur, chaque voiture ayant des qualités d’accélération très différentes.

Puis, on passe en passager et l’on s’aperçoit des fautes que fait notre pilote ce qui peut être très éducatif: la prochaine fois que j’aurai le volant j’essaierai de m’en rappeler !!!!

Au fil de la journée, les choses commencent à s’améliorer, certains virages arrivent à être pris en dérive presque parfaite, la grande courbe à gauche nécessitant un brin de courage pour oser lancer la voiture dans une longue dérive que l’on essaye de contrôler au mieux: au début, çà se passe par facettes, quelques fois, il y a des reprises brutales d’adhérence avec l’inévitable coup de racket. Au bord du circuit, Yann et ses moniteurs communiquent grâce à  une radio très claire avec les pilotes et j’ai constaté que leurs indications correspondent exactement avec la situation dans laquelle on est. Et lorsque vous avez enfin réussi une superbe dérive, bien contrôlée à l’entrée, au milieu et à la sortie, dans l’habitacle un hurlement de joie s’empare de tous et pour couronner ce quasi exploit, le moniteur vous fait un signe avec le pouce en l’air pour confirmer votre réussite. Mais attention, le prochain tour, il va falloir faire aussi bien…. et ce n’est pas forcément gagné !!

Une journée comme celle que nous venons de vivre a cet avantage énorme de faire comprendre que la conduite d’une voiture n’est pas si facile que cela.

Pour moi, c’est une formidable école de modestie, de concentration, de connaissance de l’équilibre d’une voiture en même temps qu’un excellent remède à une route plus ou moins accidentogène et pour laquelle on n’est absolument pas ou mal préparé. Car lorsque l’on se trouve dans les quelques secondes qui préludent l’accident, on va découvrir une situation qui va nous échapper complètement parce que jamais vécue. Si par l’intermédiaire de l’école de Yann on découvre cette situation similaire, il est fort probable que l’on fera tout pour ne pas s’y mettre sur la route car on aura eu l’information de la difficulté, voire l’impossibilité à la résoudre.

Mais le stage se termine, on a tous le sourire « banane » et on se dit que la prochaine fois, on fera encore mieux !!!

Et Yann nous emmène faire une démonstration avec une BMW M3. Manifestement, on a encore bien du boulot pour répéter à l’identique ce qu’il vient de faire….. dérive totale, appels contre appels et tout çà en toute sécurité…. sur circuit, bien sur, car sur la route, je vous le donne en mille….. Yann va doucement…. lui il sait !!! »

Toute l’équipe des stages de pilotage Pégase te remercie Jean-Pierre !

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